Pourquoi choisir vos fraises en bio ?
Le bio : un enjeu de santé humaine et environnementale
Cedric Melin nous a accueillis près des tunnels de fraisiers dans sa ferme familiale bio « les Coins de Champ » à Court-Saint-Etienne où il cultive fraises et potirons et depuis 2010. Son projet a toujours évolué en parallèle de la coopérative de producteur·rice·s Agricovert située à Gembloux dans laquelle Cedric est impliqué.
Sa première phrase résume bien le problème quand on aborde le sujet de la plus-value du bio :
« En bio, nous n’utilisons pas de pesticides. Le problème n’est pas tant de le faire savoir, mais plutôt de devoir encore convaincre de leur nocivité pour la santé. »
Lien entre alimentation et santé
C’est d’ailleurs tout l’enjeu des paniers « Mini-pousses » de la coopérative Agricovert qui permet à des femmes enceintes de bénéficier gratuitement de produits bio pendant leur grossesse. En effet, 70% des pesticides qui se retrouvent dans notre corps proviennent de notre alimentation. Outre donner l’accès à une alimentation saine et de qualité, l’objectif est de conscientiser sur la dangerosité des produits phytosanitaires de synthèse utilisés en agriculture conventionnelle. Des ateliers informatifs et pratiques (de cuisine) sont donc greffés à cette initiative.
« Il est maintenant reconnu scientifiquement que les pesticides ont des effets perturbateurs sur le métabolisme, avant même la conception et sur le long terme, en créant des perturbations sur notre constitution et l’expression de certains gènes qui vont provoquer des fragilités et propension à certaines maladies (cancers, Alzheimer, Parkinson…). Il y a un réel problème de fond. »
Le mécanisme du doute
Les messages sont pourtant brouillés sur le terrain : un·e maraîcher·e non-bio qui vend des fraises dites « non-traitées » ajoute de la confusion, d’une part, et d’autre part, c’est omettre de prendre en compte chaque étape du développement cultural. Si un traitement a été réalisé que ce soit au moment de la croissance des plants ou pendant la floraison, il en restera bien des traces sur le produit final ! A contrario, le label bio est clair et apporte la garantie que le produit est exempt de pesticides chimiques, et ce, de la semence jusqu’au fruit.
Très consommée chez nous, la fraise est toutefois dans le top 3 des fruits où on retrouve le plus fréquemment (93%) des résidus de pesticides.[1]
Le bio : un goût plus savoureux pour votre santé
Cedric Melin nous rappelle que « L’agriculture biologique, c’est intégrer la dimension biologique et l’aspect systémique dans l’agronomie. » Dans le cas des fraises par exemple, c’est de considérer que leur goût va être dicté, d’une part, par la variété utilisée et, d’autre part, par la matière organique apportée dans le sol. En bio, outre la garantie sur l’aspect écologique de la production, les fraises sont cueillies à maturité et les sols sont riches en matière organique, ce qui va améliorer le goût.
Le saviez-vous ?
Le rendement des fraises est aussi une autre variable entre les différents modes de production :
Ravageurs, moisissures et adventices présentent des défis techniques pour les agriculteurs et agricultrices bio. Des solutions existent mais doivent être permises par le règlement européen qui encadre le bio. Le bio demande donc plus d’effort, mais il s’agit d’un choix conscient, militant et responsable, dans l’optique de respecter la santé des consommateur·rice·s et la santé des sols, de l’air, et de toute la biodiversité entourant leurs exploitations et par là, éviter les externalités négatives qui coûtent cher à la société. |
Valoriser et préserver un patrimoine
Dans un but qualitatif et gustatif, Cedric a choisi de cultiver principalement les variétés Lambada et Asia. La première, produit de bouche, est à consommer entière tandis que la seconde, charnue et parfumée, se prête bien à la pâtisserie et autres transformations. Cedric teste aussi des nouvelles variétés chaque année pour trouver les plus adaptées au bio et réussir des cultures plus précoces ou plus tardives afin d’en proposer au-delà de la saison habituelle qui s’étend sur 6 semaines.
Cedric regrette d’ailleurs que l’assortiment variétale soit aussi standardisé dans le secteur, alors qu’il existe de nombreuses options qui confèrent des caractéristiques très différentes au niveau de la texture ou du goût tantôt plus sucré ou plus acide… En cuisine, il est possible aussi de sublimer les sépales ou même les feuilles, très reconnaissables, et surtout, comestibles ! Les variétés remontantes, les variétés blanches du Chili (un des pays d’origine de nos fraisiers modernes) ou encore les fraises des bois sont encore à explorer pour diversifier la production et amener de nouvelles saveurs dans les assiettes, tout en participant à la préservation d’un patrimoine riche !
Le petit plus des fraises des Coins de Champ : l’aspect social
Le cahier des charges bio n’inclut pas de critères sociaux. Or l’aspect très saisonnier de cette culture induit une pression élevée sur la main-d’œuvre, qui vient souvent des pays voisins et est rémunérée à la tâche (nombre de caisses cueillies, avec un système de jetons convertis en heures). Cedric, lui, veut aller encore plus loin en incluant cette dimension relative aux conditions de travail : lorsqu’il fait face à des besoins supplémentaires, même s’il s’agit de contrats saisonniers, il a à cœur de travailler avec un personnel régulier émanant de sa localité afin de pouvoir tisser des liens plus étroits dans les relations humaines. Par ailleurs, chez lui, la paie se fait à l’heure. |
Vous voulez vous approvisionner en produits bio ? Contactez la coopérative de votre localité :
| AGRICOVERT | Chaussée de Wavre, 37 5030 Gembloux 081/61 52 89 info@agricovert.be www.agricovert.be |
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| MABIO |
Chaussée de Wavre, 37 |
Fruits&légumes, crèmerie, viande&charcuterie, poissons, œufs, produits secs, boissons – Produits majoritairement wallons |
Livraison : Bruxelles |
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[1] Rapport sur la fréquence et la dangerosité des résidus détectés en 2023, Générations Futures.
Publié le 19 juin 2026