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Baromètre du secteur bio 2026

Baromètre du secteur bio 2026

Le dossier complet est paru le 14 octobre 2026. Nous vous invitons à le consulter.

Ci-dessous, voici un court résumé:

Points positifs

  • Les acteurrice·s du secteur bio sont globalement positifs.
  • Les ventes bio sont globalement en hausse au premier semestre 2026.
  • Le secteur bio est plus résilient, face aux crises et aux changements climatiques.
  • Le secteur bio est dynamique et innovant : de nouvelles productions, produits et acteurs apparaissent régulièrement en Wallonie.
  • Les prix bio aux producteurs sont globalement stables, avec des hausses observées dans certaines filières.

Points négatifs/points à surveiller

  • La sécheresse et la canicule de l’été 2026 ont impacté toutes les productions, de manière plus ou moins importante.
  • Les prix de vente évoluent moins rapidement que les coûts de production.
  • Les coûts de certification bio, particulièrement chez les transformateurrice·s, est un frein au développement du secteur bio et de la demande bio.
  • La relocalisation des matières premières et produits bio est un enjeu fort, autant en BtB (ex : boulangerie) qu’en BtC (grande distribution mais aussi en moindre mesure dans les magasins bio).
  • Les périodes d’inflation importante et l’augmentation du prix de l’énergie ont eu en 2022 un impact négatif sur les ventes bio. A surveiller les prochains mois.

Constat général au niveau des producteurs

L’année 2026 restera comme une campagne difficile mais pas catastrophique pour les filières bio wallonnes. La sécheresse et les vagues de chaleur ont affecté la majorité des productions, mettant en évidence l’importance de l’adaptation au changement climatique. Malgré des rendements souvent en baisse, les débouchés restent globalement présents et certains marchés offrent des perspectives intéressantes. Le principal défi demeure toutefois économique : les prix de vente évoluent moins rapidement que les coûts de production.

Grandes cultures

  • Les céréales d’hiver s’en sortent mieux que celles de printemps. Les rendements 2026 sont globalement inférieurs à ceux de l’excellente campagne 2025.
  • En froment d’hiver, malgré des rendements décevants, la qualité est satisfaisante et peu de risques de déclassement en alimentation animale.
  • En épeautre, la baisse de production en Allemagne et en France stimule la demande et pourrait soutenir une hausse des prix.
  • En céréales fourragères, les rendements sont satisfaisants, à l’exception du maïs grain (dû à la sécheresse et aux dégâts fréquents de corvidés, pigeons et sangliers).
  • Le lin a obtenu des performances record chez certains producteurs avec 1,8 t/ha.
  • Les pois et féveroles ont des rendements proches de la moyenne quinquennale.
  • Le tournesol présente une situation très variable selon les parcelles, certaines étant fortement impactées par les dégâts d’oiseaux.
  • Les prix bio sont dans la moyenne des 7 dernières années, sauf en pois.

Pommes de terre

  • Les rendements de pommes de terre sont estimés entre 25 et 35 t/ha, avec un risque réel de ne pas pouvoir honorer certains contrats.
  • L’irrigation a été le principal facteur différenciant les résultats en termes de rendement.
  • L’industrie et la grande distribution devraient adapter leurs exigences de calibres à la baisse.
  • Avec une baisse de l’offre, le marché wallon du frais est relativement équilibré après des surplus en 2025.

Filière légumes

  • Petits pois : Les rendements dépendent fortement de la période de floraison : fortes pertes pour les cultures ayant fleuri durant les canicules et bons résultats pour les semis plus précoces ou plus tardifs.
  • Haricots : Les perspectives sont plus favorables grâce aux précipitations reçues durant la seconde partie du cycle. Les résultats seront satisfaisants pour la plupart.
  • Légumes d’automne : Les cultures comme le céleri ou le chou-fleur apparaissent plus résistantes aux aléas climatiques grâce à leur cycle plus long.
  • Maraichage : le maraîchage bio a été fortement fragilisé par les aléas climatiques, qui ont réduit les rendements et augmenté les coûts, obligeant les producteurs à adapter leurs pratiques.
  • Circuits courts : La demande est globalement stable avec parfois une légère progression. L’inflation dans la grande distribution réduit l’écart de prix perçu entre les produits bio conventionnels et les produits vendus directement par les producteurs. Les principales difficultés restent la chute des ventes durant les vacances d’été et la concentration du pic de production sur cette même période.
  • Circuits longs : Les enseignes de distribution manifestent un intérêt réel pour les produits bio et locaux, mais la logistique et la concurrence étrangère demeurent des freins au développement de l’offre. Les entreprises de surgélation conservent un intérêt stable pour le bio, qui représente environ 15 à 20 % de leurs volumes.

Filière fruits

  • La grêle et la sécheresse ont impacté la récolte 2026, surtout au niveau du calibre des fruits.
  • Malgré un ralentissement des plantations d’arbres haute-tige, l’intérêt pour ce type de verger est toujours bien là.

Alimentation animale

  • La sécheresse estivale a réduit les volumes de foin disponibles car les animaux ont dû être été nourris en prairie durant l’été et la dernière coupe n’a pas pu être réalisée dans certaines régions. Les stocks du printemps et des années précédentes permettent partiellement d’éviter une pénurie mais le prix du foin est en hausse. Le constat est pire en France et Flandre.
  • Les prix des aliments porcs et volailles sont en baisse par rapport à 2025.

Filière laitière

Lait de vache

  • Le cheptel est en diminution depuis 3 années consécutives.
  • Une collecte de lait bio en légère hausse malgré la baisse de cheptel.
  • Le prix du lait bio est 48% supérieur au lait conventionnel (en moyenne entre janvier et juillet 2026).
  • Certaines laiteries recherchent des éleveurs bio, sous des conditions strictes.

Lait de brebis et chèvre

  • La demande reste supérieure aux volumes disponibles.
  • Des transformateurs cherchent du lait de brebis et, dans une moindre mesure, du lait de chèvre pour répondre pleinement à la demande.

Filière bovine viandeuse

  • Les prix bio observent une baisse par rapport à 2025 mais moins marquée que ceux en conventionnel.
  • La filière recherche des vaches laitières de réforme et des vaches conformées de races viandeuses.

Filière porcine

  • La concurrence des importations bio pèse sur la filière locale déjà fragile.
  • Etant donné le faible nombre d’abattoirs bio en Wallonie, la fermeture (temporaire) d’Ath pose un réel problème aux éleveurs de porcs et d’agneaux bio.

Filière ovine

  • Le différentiel de prix bio et conventionnel est faible.
  • La structuration de l’offre reste le principal enjeu pour créer des débouchés stables.
  • Deux acheteurs souhaiteraient relocaliser leur approvisionnement en 100% belge.

Filière avicole

Œufs

  • Après une pénurie d’œufs jusque juin 2026, un important surplus est apparu durant l’été.
  • Le prix aux producteurs d’œufs bio continue d’augmenter (+13% sur un an) alors que les prix conventionnels baissent ou stagnent.
  • La filière manque de poulettes : deux acteurs recherchent des nouveaux éleveurs

Poulets

  • En 2026, aucune perte d’éleveurs bio n’a été observée, après une forte diminution les 3 années précédentes.
  • Les vides sanitaires sont courts pour compenser la demande grandissante
  • Les filières intégrées recherchent des nouveaux éleveurs

Grossistes bio belges

  • 75% des grossistes ont vu leur chiffre d’affaires augmenté en 2025 et au premier semestre 2026.
  • Les produits laitiers, les plats préparés et les boissons non alcoolisées tirent les ventes vers le haut.

Magasins spécialisés

  • 64% des magasins ont vu leur chiffre d’affaires augmenté au premier semestre 2026 (par rapport à 2025)
  • La fréquentation est en hausse dans 52% des magasins et stable dans 26% de ceux-ci.
  • Les volumes de ventes sont en hausse pour 56% des magasins et stable pour 26%.
  • La demande est en hausse pour les fruits & légumes, crèmerie/œufs et boissons non alcoolisées. La demande est en baisse pour les boissons alcoolisées et pour les produits non alimentaires.

Grande distribution belge

  • Les magasins spécialisés bio affichent une part beaucoup plus élevée de produits bio belges que la grande distribution.
  • La disponibilité des produits bio reste un frein majeur : les hard-discounters ne proposent que 29% des 42 références bio de grande consommation analysées.

Restauration wallonne

  • 89% de la restauration orientée durable se fournit en produits bio, au moins occasionnellement.
  • Le dispositif « Du local dans l’assiette » a montré qu’un euro de soutien peut générer jusqu’à 10 € d’achats bio et locaux. Le dispositif est relancé en 2026.

Comparaison avec nos voisins

Pays/Région en 2025 (évolution en point de % par rapport à 2024) %SAU bio/SAU totale Part de marché bio
Pays-Bas 5,7% (+0,3%) 3,9% (+0,2%)
Allemagne 11,7% (+0,2%) 6,5% (=)
France 10% (-0,2%) 5,8% (+0,1%)
Flandre 1,7% (=) 3,3% (+0,2%)
Wallonie 12,1% (-0,3%) 5,6% (+0,1%)

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