L’étude s’appuie sur des données collectées entre le 1er et 14 juin 2026, dans :
- 22 magasins spécialisés (magasins bio, vrac, circuit court et fermes bio)
- 16 enseignes de grandes et moyennes surfaces (GMS), dont Aldi, Lidl, Colruyt, Bioplanet, Delhaize, Intermarché, SPAR, Carrefour et Carrefour Market
Prix du panier: une différence plus marquée
Le panier de comparaison comprend 23 produits bio courants: 250g de beurre, 1kg de carottes, 300g de chèvre frais, 2 courgettes (± 800g), 500g de farine, 250g de flocons d’avoine, 200g de gouda, 250ml d’huile d’olive, 150g de jambon, 2l de lait, 250g de noisettes décortiquées, 6 œufs, 1kg d’oignons, 1 grand pain (± 900g), 1kg de pâtes, 1kg de poireaux, 1kg de pommes, 2kg de pommes de terre, 1 poulet entier (± 1,2 kg), 300g de saucisses de porc, 250g de sucre, 1kg de tomates et 1 pot de yaourt (500 g).
En juin 2026, le panier bio moyen s’élève à 108,3 € en magasins spécialisés contre 94,3 € en grande distribution, soit une différence de + 15 %.
Par rapport à juin 2025, le panier est 6,2 % plus élevé en magasins spécialisés contre +0,9 % en grande distribution.
Les fruits et légumes restent un point fort des magasins spécialisés
Le prix moyen global des fruits et légumes bio est 4 % plus faible en magasins spécialisés

Au total, 11 fruits et légumes sur 18 sont moins chers en magasins spécialisés (parmi les plus marquants: brocoli, oignon, fenouil, pomme de terre et pomme)
Prix moyens inférieurs ou similaires pour plusieurs produits secs et frais

Cela concerne le sucre de canne, les noisettes, la bière, les œufs et le jambon pour lesquels la différence de prix entre les deux canaux est inférieure à 10 %
Ancrage belge et transparence sur les produits
Au sein des magasins spécialisés, 80 % des références en fruits et légumes est d’origine belge contre 59 % en grande distribution.
Pour la viande et les œufs, la proportion de référence d’origine belge s’élève à 100 %

En grande distribution, l’information sur l’origine est difficile à trouver ou parfois floue, notamment sur les produits laitiers et les produits secs. Dans l’ensemble des enseignes visitées, le pourcentage des farines d’origine belge est de 13 % et pour les flocons d’avoine de 8%. Les lentilles vertes ne sont jamais belges.

18 magasins spécialisés ont renseigné un prix pour de la laitue et celle-ci était dans tous les cas d’origine belge et toujours proposée en vrac.
A l’inverse, en GMS, la laitue bio était disponible dans seulement 6 enseignes. La moitié de celles-ci renseignait une origine belge. L’autre moitié provenant des Pays-Bas. Trois enseignes proposaient une laitue emballée dans du plastique.

7 fois plus de vrac en magasins spécialisés
Dans les magasins spécialisés, 68 % des produits analysés sont proposés en vrac, tandis que 11 % sont emballés dans du plastique. Par exemple, le yaourt est dans 92 % des cas dans des pots consignés (au moins une référence).
En grande distribution, 9 % des références étaient proposées en vrac. Généralement, le pain et seulement quelques fruits et légumes. 44 % des références sont encore emballées dans du plastique dont 59 % des références en fruits et légumes (emballage plastique ou filet).

L’observatoire des prix du bio et vrac montre que le magasin spécialisé n’est pas toujours synonyme de prix plus élevés.
Pour plusieurs produits, il est aussi compétitif tout en garantissant :
- une plus grande part de production belge,
- une offre plus durable,
- et une réduction significative des emballages.
Autant de bonnes raisons d’encourager les consommateurs à (re)découvrir les magasins bio, vrac, circuit court et à la ferme, véritables partenaires d’une alimentation durable et accessible.
Infographies issues de l’étude de juin 2026