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Communiqué de presse | Les secteurs de la distribution vrac, bio et circuit court se mobilisent face aux crises : des actions se dessinent

Communiqué de presse | Les secteurs de la distribution vrac, bio et circuit court se mobilisent face aux crises : des actions se dessinent

Communiqué de presse | Les secteurs de la distribution vrac, bio et circuit court se mobilisent face aux crises : des actions se dessinent

Alors que la pandémie du corona virus avait eu pour effet d’amener les consommateurs vers des points de vente indépendants, de type magasins bio, vrac ou encore épiceries coopératives en circuit court, force est de constater que la tendance s’est inversée, suite aux différentes crises (guerre en Ukraine, flambée des prix de l’énergie, baisse du pouvoir d’achat). Malgré des chiffres d’affaires qui dégringolent et une fréquentation en baisse, les acteurs restent optimistes et déterminés à pérenniser leurs activités basées sur des valeurs fortes et contribuant à un système alimentaire reterritorialisé et résilient. Des pistes de solutions s’organisent pour booster la fréquentation de ces points de vente et garder le cap en cette période de crises.

Contexte et enjeux du secteur

Ces secteurs alternatifs à la distribution traditionnelle sont en expansion fulgurante depuis maintenant plus de 20 ans, et plus particulièrement encore ces 5 dernières années. On dénombre actuellement plus 400 magasins, dont une quarantaine de coopératives, sur tout le territoire wallon et bruxellois.  Ce chiffre traduit une tendance qui répond à une demande croissante de la part du consommateur.

La crise du covid a largement encouragé les initiatives du secteur. Nombre de commerces vrac, bio et en circuit court ont bénéficié de l’arrivée massive de nouveaux clients, en quête d’une alimentation de qualité, locale et/ou bio.
La réponse donnée par le secteur et sa capacité à rebondir et à répondre à la demande nous amène à considérer qu’il est impératif de préparer demain, en développant des modèles de consommation résilients mais aussi équitables et accessibles à tous.

Toutefois, force est de constater qu’aujourd’hui, un grand nombre des consommateurs sont retournés à leurs habitudes en quittant progressivement les magasins tant vrac, bio que coopératifs en circuit court (épiceries de proximité).

Cette situation provoque des retombées sur l’ensemble des filières : producteurs locaux, artisans, transformateurs et autres maillons de la chaine. C’est ainsi toute une économie locale qu’il est nécessaire de soutenir au travers d’un large programme transversal.

Répondant pourtant aux enjeux d’une alimentation plus durable de par leurs modèles et la qualité différenciée des produits qui y sont vendus, il est essentiel que ces canaux de distribution puissent continuer à alimenter les citoyens.

Constats et chiffres du bio et du vrac

Représentant respectivement les acteurs de la distribution du vrac et du bio, Biowallonie et ConsomAction ont sondé cet été, pas moins de 96 commerces des secteurs bio et vrac, soit l’équivalent d’un tiers des acteurs en Wallonie et à Bruxelles. L’étude concernait un large panel de points de vente : magasins bio, épiceries vrac, magasins à la ferme, magasins coopératifs ou encore commerces en ligne durables.

Il en ressort que plus de 80% des répondants ont vu leur chiffre d’affaires diminuer entre le 1ersemestre 2021 et ce même semestre en 2022. Pour 12 des commerces sondés, cette baisse est supérieure à 30%. Seuls 4 magasins comptabilisent un chiffre d’affaires équivalent à 2021 et 13 d’entre eux une augmentation du chiffre d’affaires.

Les magasins dénombrent également une perte d’approximativement 56% de clients occasionnels et la moitié observent également une perte de clients habituels : une fréquentation en dents de scie qui se traduit également sur le panier moyen.

De pistes pour une pérennité accrue des 3 secteurs

Les chiffres de ce baromètre nous le confirment : il est essentiel d’accroître la visibilité des 3 secteurs.

De nombreux acteurs l’ont bien compris et font d’ores et déjà preuve de résilience et de créativité pour envisager des actions concrètes : actions de communication, incitants à l’achat, diversification de l’offre, prix justes et rémunérateurs…

En effet, ces commerces, intégrant des valeurs sociétales et environnementales, doivent également être soutenus par des prises d’action politique et citoyenne. Les effets de la crise amplifiant également la fracture sociale, des mécanismes de soutien et d’incitation à une consommation plus vertueuse doivent aussi être mis en place.

Pour encore trop de consommateurs, il y a encore une perception erronée de ces modèles de distribution. Ces commerces souffrent d’une image souvent déformée de la réalité : trop cher, inaccessible, compliqué, peu attractif, offre trop limitée. Raison pour laquelle il est essentiel de travailler sur l’attractivité du secteur et de communiquer sur ses retombées économiques, sociales et environnementales positives.

C’est pourquoi, Biowallonie, ConsomAction, la FDSS, le Collectif 5C, la Cellule Manger Demain et d’autres acteurs s’associent pour mener des actions concrètes de terrain visant à améliorer l’accessibilité à une alimentation bio, vrac et en circuit court pour tous.

Quelques exemples d’actions :

  •  Des mécanismes de soutien à court/moyen terme pour les 3 secteurs (avec le soutien de la Wallonie), notamment à destination d’un public fragilisé.
  • Les portes ouvertes de la ConsomAction du 17 au 26 novembre 2022.
  • Un observatoire des prix dont une première publication est prévue à la mi-novembre.
  • Une journée de réseautage entre professionnels bio visant à booster la consommation bio.
  • Des actions de sensibilisation vers différents publics…

 

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